Culture 20 : Les Gauchos

IMG_20161218_004603Le Gaucho, une figure romanesque

Beaucoup plus connu que l’Indien, le gaucho (on prononce gaotcho) est indéfectiblement lié à l’Argentine dans l’imaginaire collectif. Cavalier solitaire et rebelle, arpentant l’immensité de la pampa, le gaucho est une sorte d’équivalent du cow-boy, chevauchant toute la journée derrière le bétail. S’il désigne désormais plus largement l’habitant des campagnes, le gaucho des siècles passés pouvait remplir toutes sortes de fonctions, garder les troupeaux, retrouver les bêtes égarées, guider les convois ou les armées, dresser les chevaux…

Dans les luttes intestines pour l’indépendance, le gaucho est devenu le compagnon du fédéralisme et du conservatisme, car c’est sur des troupes de gauchos aguerris que s’appuyaient les caudillos. Dans la réalité de l’époque, le gaucho traditionnel était un cavalier solitaire, parfois accompagné d’une femme, la china. C’était essentiellement un nomade qui louait ses services d’une estancia à l’autre et vivait de ce salaire et de sa chasse. Il ne répugnait pas à la contrebande. Il pouvait être d’ascendance espagnole ou métisse ou même issu de l’immigration européenne. C’est son mode de vie qui le définissait.

Le gaucho vivait à cheval, sa monture était souvent son seul bien. C’était un carnivore exclusif, dont le repas était le fameux asado (voir notre poste précédent). Son costume comportait des pantalons bouffant, les bombachas, une bande de tissus entre les jambes, la chiripá, et un poncho. Il était armé d’un grand couteau, le facón, et des fameuses boleadoras empruntées au Indiens. Ces habits ne sont plus portés que pour les fêtes ou pour les touristes. Les ceintures, bottes, couteaux et boleadoras sont en revanche des objets toujours très prisés. En Argentine, le 6 décembre est la journée nationale du gaucho.


The Gaucho, a romantic figure

 

Much better known than the Indian, the gaucho (pronounced gaotcho) is indefectible linked to Argentina in the collective imaginary. Solitary and rebellious rider, pacing the immensity of the pampa, the gaucho is a sort of equivalent of the cowboy, riding all day behind the cattle. If he now designates the inhabitants of the countryside more widely, the gaucho of past ages could fulfill all sorts of functions, keep herds, find lost animals, guide convoys or armies, train horses …
In the internal struggles for independence, the gaucho became the companion of federalism and conservatism, for it was on troops of hardened gauchos that the caudillos were supported.
In the reality of the time, the traditional gaucho was a solitary rider, sometimes accompanied by a woman, the china. It was essentially a nomad who praised his services from one estancia to another and lived on this wage and his hunt. He was not reluctant to smuggle. He could be of Spanish or Métis ancestry or even of European immigration. It was his way of life that defined him. The gaucho lived on horseback, his mount was often his only good. It was an exclusive carnivore, whose meal was the famous asado (see our previous post). His costume included puffing pants, bombachas, a strip of fabric between the legs, chiripá, and a poncho. He was armed with a large knife, the facón, and famous boleadoras borrowed from the Indians. These clothes are only worn for parties or for tourists. The belts, boots, knives and boleadoras are on the other hand objects always very prized. In Argentina, December 6 is the national day of the gaucho.

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